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Dentition normale

Dentition normale classe I

Den­ti­tion nor­male classe I

Une den­ti­tion nor­male se carac­té­rise par un ali­gne­ment idéal des den­tures supé­rieures et infé­rieures et une rela­tion inter­maxil­laire (entre les 2 mâchoires) sans déca­lage avant-arrière et sans déca­lage dans le sens de la lar­geur. La canine supé­rieure est vis-à-vis de l'embrasure entre la canine infé­rieure et la 1re pré­mo­laire infé­rieure (flèches bleues). La pre­mière pointe (cus­pide més­io­buc­cale) de la 1re molaire supé­rieure est ali­gnée avec le centre (sillon més­io­buc­cal) de la 1re molaire infé­rieure (flèches rouges). Le milieu de l'arcade supé­rieure coïn­cide avec le milieu de l'arcade infé­rieure. Le recou­vre­ment hori­zon­tal (sur­plomb hori­zon­tal ou over­jet) des inci­sives supé­rieures est mini­mal (envi­ron 2 mm), tout comme le recou­vre­ment ver­ti­cal (sur­plomb ver­ti­cal ou overbite).

Vue occlu­sale

Vue occlu­sale supé­rieure et inférieure

En vue plon­geante, les dents ne pré­sentent aucune rota­tion et toutes les dents se contactent en un point ne lais­sant aucun espace inter­den­taire. La forme d'arcade repré­sente un arc para­bo­lique. Remar­quez la pré­sence d'un fil de réten­tion collé à l'arrière (au lin­gual) des dents supé­rieures et infé­rieures de canines à canines.

Vue cépha­lo­mé­trique de profil

Pro­fil ortho­gna­thique de classe I

Sur ce cli­ché cépha­lo­mé­trique, la den­ti­tion supé­rieure sur­plombe la den­ti­tion infé­rieure d'environ 2 mm. Cela est pos­sible parce que la lon­gueur de la mâchoire infé­rieure est coor­don­née avec la mâchoire supé­rieure. La hau­teur de la figure est pro­por­tion­née avec la lon­gueur des maxil­laires et per­met un contact des lèvres sans contrac­tion musculaire.

Ce pro­fil démontre une rela­tion classe I de la den­ti­tion et une rela­tion sque­let­tique nor­male (classe I) du maxil­laire et de la man­di­bule. On qua­li­fie cette rela­tion "d'orthognathie squelettique".

Vue pano­ra­mique

Den­ti­tion complète

Une den­ti­tion idéale pré­sente des dents paral­lèles entre elles. Remar­quez le niveau osseux inter­den­taire dans lequel se logent les racines. La petite ligne noire visible à cer­tains endroits entou­rant les racines repré­sente le liga­ment péri­den­taire. C’est ce liga­ment, consti­tué de fibres col­la­gènes, qui main­tient les dents et dis­tri­bue les forces géné­rées par la mas­ti­ca­tion des ali­ments dans le sup­port osseux. Une ligne blanche, la lamina dura, repré­sente la paroi interne de l'alvéole den­taire sur laquelle s'attache le liga­ment paro­don­tal. Le liga­ment est atta­ché à la dent par le cément qui recouvre la racine dentaire.

Remar­quez la pré­sence de 32 dents sur ce cli­ché. Il y a 4 inci­sives supé­rieures et 4 infé­rieures.  À côté des inci­sives, on retrouve les canines. Il y en a quatre, une par qua­drant. Il y a 8 pré­mo­laires, les 1re et 2e pré­mo­laires de chaque côté des canines. L'être humain a 12 molaires, 3 par côté sur chaque arcade. Elles sont les 1res molaires qui appa­raissent en bouche vers l'âge de 6–7 ans, les 2es molaires appa­raissent vers l'âge de 12–14 ans et fina­le­ment les 3es molaires qui font leur érup­tion, quand elles le peuvent, vers l'âge de 17–20 ans.    Les 3es molaires, com­mu­né­ment appe­lées dents de sagesse, sont donc les der­nières dents aux extré­mi­tés gauche et droite tant à l'arcade supé­rieure qu'inférieure. La ligne blanche qui appa­raît repré­sente le fil de réten­tion collé au lin­gual des dents anté­rieures supé­rieures et inférieures.

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