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Malocclusion de classe 2

Classe II division 2

Classe II divi­sion 2

La classe II divi­sion 2 se dis­tingue de la divi­sion 1 par la carac­té­ris­tique sui­vante : le déca­lage entre les dents supé­rieures et infé­rieures ne cor­res­pond pas au déca­lage entre la den­ture supé­rieure et infé­rieure au niveau des molaires et canines (flèches rouges et bleues). Les inci­sives supé­rieures sont incli­nées vers l'arrière et camouflent le fait que la mâchoire infé­rieure est recu­lée. De plus, les inci­sives supé­rieures cachent com­plè­te­ment les dents inférieures.Ce type de recou­vre­ment ver­ti­cal exa­géré s'appelle supra­clu­sion pro­fonde (deep overbite).

Classe II divi­sion 2 classique

Remar­quez l'incisive laté­rale supé­rieure gauche qui est incli­née vers l'avant contrai­re­ment aux trois autres inci­sives. La classe II divi­sion 2 clas­sique pré­sente les inci­sives laté­rales bas­cu­lées vers l'avant et les inci­sives cen­trales bas­cu­lées vers l'arrière.

Pier­cing buc­cal et réces­sion gingivale

Cica­trice de piercing

Une réces­sion gin­gi­vale est obser­vée au niveau de la canine supé­rieure droite (cercle vert). Cette réces­sion a été cau­sée par le frot­tage de l'attache interne d'un bijou de "pier­cing" dont on voit le trou cica­tri­ciel sur la lèvre supé­rieure (cercle bleu). Une greffe gin­gi­vale de tissu conjonc­tif sous-épithélial a été néces­saire pour recou­vrir la racine expo­sée et aug­men­ter la lar­geur de la bande de gen­cive kératinisée.

Vue occlu­sale

Vue occlu­sale supé­rieure et infé­rieure, classe II divi­sion 2

En vue plon­geante, l'arcade supé­rieure pré­sente une forme apla­tie anté­rieu­re­ment com­pa­ra­ti­ve­ment à une forme plus oblongue et étroite obser­vée à l'arcade supé­rieure d'une classe II divi­sion 1 ou d'une forme para­bo­lique en den­ti­tion normale.

Vue cépha­lo­mé­trique de profil

Pro­fil rétro­gna­thique de classe II divi­sion 2

Ce cli­ché cépha­lo­mé­trique démontre la bas­cule vers l'arrière des inci­sives supé­rieures (lin­guo­ver­sion ou pala­to­ver­sion) qui camoufle le déca­lage vers l'arrière de la mâchoire inférieure.

Le recou­vre­ment ver­ti­cal (over­bite) exa­géré des inci­sives supé­rieures sur les inci­sives infé­rieures est faci­le­ment reconnaissable.

Remar­quez que la pro­jec­tion du men­ton est anté­rieure à la den­ture infé­rieure. C'est comme si la sec­tion d'os qui contient la den­ti­tion infé­rieure avait été rete­nue ves l'arrière pen­dant que l'os basal pour­sui­vait sa crois­sance vers l'avant. Cette situa­tion d'une den­ti­tion infé­rieure en retrait sur l'os basal est appe­lée rétro-alvéolie ou rétru­sion dento-alvéolaire.

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Si l'on trace une ligne tan­gente à la pointe du nez et à la pointe du men­ton, vous remar­quez que les lèvres sont en retrait de cette ligne ce qui accen­tue l'effet visuel d'une pro­jec­tion nasale et du menton.

La lèvre infé­rieure est our­lée vers l'avant et le sillon labio­men­ton­nier est accen­tué (flèche rouge).

Lèvres rétru­sives

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La liste des pro­blèmes dans les 3 plans de l'espace se résume ainsi :

  • un pro­blème de lon­gueur : la den­ti­tion infé­rieure est en retrait de la den­ture supé­rieure, mais le men­ton est rela­ti­ve­ment bien placé,
  • un pro­blème de hau­teur : le tiers infé­rieur de la figure est plus court que la normale,
  • dans le sens de la lar­geur : l'arcade supé­rieure pré­sente une lar­geur adéquate.

Vue pano­ra­mique

Den­ti­tion per­ma­nente d'une patiente de 20 ans 5 mois

Il faut remar­quer sur ce cli­ché pano­ra­mique la pré­sence des 3es molaires infé­rieures et supé­rieures qui n'ont pas fait leur érup­tion en bouche. À l'arcade infé­rieure, les 3es molaires n'ont pas l'espace bio­lo­gique suf­fi­sant pour se pla­cer entre la 2e molaire et la par­tie ver­ti­cale de la man­di­bule que l'on appelle branche mon­tante. Leur extrac­tion pro­phy­lac­tique est recom­man­dée puisqu'elles n'auront pas leur place en bouche, mais aussi prin­ci­pa­le­ment parce qu'une chi­rur­gie ortho­gna­thique est pré­vue et le trait de coupe passe dans le site de la 3e molaire. Nous revien­drons sur le sujet dans une autre sec­tion de ce site.

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