Malocclusion classe III
Classe III
Une relation intermaxillaire de classe III signifie que la denture inférieure est décalée vers l’avant par rapport à la denture supérieure. L’embrasure entre la canine inférieure et la 1re prémolaire inférieure est décalée vers l’avant par rapport à la canine supérieure (flèches bleues). Le centre de la 1re molaire inférieure (sillon mésiobuccal) est antérieur à la première pointe (cuspide mésiobuccale) de la 1re molaire supérieure. Le surplomb horizontal (flèche jaune) est inversé en ce sens que ce sont les incisives supérieures qui sont en arrière des incisives inférieures (articulé croisé antérieur) et non pas l’inverse comme dans la relation classe I normale. Ce cas présente, en plus du décalage antéropostérieur, un décalage dans le sens de la largeur suffisamment grave pour que la denture supérieure soit à l’intérieur de la denture inférieure (flèches vertes). Ce type de relation intermaxillaire s’appelle articulé croisé postérieur bilatéral. Il faut dire bilatéral parce que la relation est inversée à gauche et à droite, mais il existe des situations où l’articulé inversé sera observé d’un seul côté. Le manque de développement en largeur du maxillaire occasionne un manque d’espace et un mauvais alignement des dents sur l’arcade dentaire.
Vue occlusale
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En vue occlusale, le manque d’espace est évident et les incisives n’ont pas l’espace nécessaire pour un bon alignement. Il y a un manque d’harmonie entre la grosseur (ou largeur) des dents et la grosseur (ou périmètre) des arcades maxillaires et mandibulaires. Il y a donc une disharmonie dentomaxillaire.
Vue céphalométrique de profil
Ce cliché céphalométrique démontre le décalage vers l’avant de la mâchoire inférieure communément appelé « prognathisme mandibulaire ». Toutefois, il est important de préciser que ce patient présente un décalage vers l’arrière de la mâchoire supérieure (maxillaire supérieur) ou « rétrognathie maxillaire. »
Les incisives inférieures, très « verticales » par rapport à la normale, décrivent un angle aigu de 71° avec le plan tangent à la mâchoire inférieure (flèches jaunes) alors que la normale devrait être de 90°. Ce genre de compensation vers l’arrière des incisives camoufle le décalage réel entre le maxillaire et la mandibule (ligne bleue) comparativement au décalage apparent entre les incisives supérieures et inférieures (ligne verte). Il réduit aussi le périmètre de l’arcade inférieure ce qui explique le manque d’espace et le blocage du côté de la langue de l’incisive inférieure (voir la vue occlusale inférieure ci-dessus, flèche bleue).
Vue panoramique
Toutes les dents permanentes sont en bouche. Le décalage entre le maxillaire et la mandibule est tellement grand que les 3es molaires supérieures ne peuvent contacter les 3es molaires inférieures antagonistes et font hyperéruption, ce qui explique pourquoi les 3es molaires supérieures ne sont pas au même niveau que les autres dents supérieures.









