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Malocclusion classe II

Les mal­oc­clu­sions de classe II se divisent en 2 catégories:

• la classe II divi­sion 1: voir des­crip­tion et défi­ni­tion plus loin dans cette page

• la classe II divi­sion 2: voir des­crip­tion et défi­ni­tion en cli­quant l'onglet de la sous-page.

Classe II divi­sion 1

Classe II divi­sion 1

Une rela­tion den­taire inter­maxil­laire de classe II signi­fie un déca­lage vers l'arrière de la den­ture infé­rieure par rap­port à la den­ture supé­rieure. L'embrasure entre la canine infé­rieure et la 1re pré­mo­laire infé­rieure est déca­lée vers l'arrière par rap­port à la canine supé­rieure (flèches bleues). Le centre de la 1re molaire infé­rieure (sillon més­io­buc­cal) est pos­té­rieur à la pre­mière pointe (cus­pide més­io­buc­cale) de la 1re molaire supé­rieure (flèches rouges). Le sur­plomb hori­zon­tal (over­jet) reflète le déca­lage anté­ro­pos­té­rieur observé au niveau des canines et des molaires (flèche jaune). Le sur­plomb ver­ti­cal (over­bite) est aug­menté et, dans le cas illus­tré ci-dessus, les dents infé­rieures sont com­plè­te­ment cachées par les dents supé­rieures et touchent à la gen­cive à l'arrière des dents supé­rieures (flèche verte). On dit alors une supra­clu­sion den­taire pro­fonde pour décrire ce genre d'overbite.

Vue occlu­sale

Vue occlu­sale supé­rieure et infé­rieure, classe II divi­sion 1

En vue plon­geante, l'arcade supé­rieure est plus étroite, car elle doit s'adapter à une par­tie plus anté­rieure de l'arcade infé­rieure qui est située pos­té­rieu­re­ment par rap­port à la den­ture supé­rieure. Des espaces inter­den­taires sont obser­vés à l'arcade supé­rieure. Notez qu'il y a des arcades den­taires de patients en classe II qui pré­sentent des irré­gu­la­ri­tés plus graves, car toutes les com­bi­nai­sons d'irrégularités den­taires sont pos­sibles. Les flèches bleues indiquent l'endroit où les inci­sives infé­rieures mordent au palais.

Vue cépha­lo­mé­trique de profil

Pro­fil rétro­gna­thique de classe II divi­sion 1

Ce cli­ché cépha­lo­mé­trique démontre le déca­lage vers l'arrière de la mâchoire infé­rieure. La den­ture supé­rieure est plus avan­cée que la den­ture infé­rieure (over­jet de 11 mm)  et l'on voit bien que les inci­sives infé­rieures contactent le palais en arrière des dents supé­rieures sur la gen­cive du palais (over­bite de 10 mm). La hau­teur de la figure est dimi­nuée (dis­tance entre la pointe du nez et le des­sous du men­ton). Le déca­lage entre les dents supé­rieures et les dents infé­rieures occa­sionnent un our­le­ment de la lèvre infé­rieure sous les inci­sives supérieures.

La mâchoire infé­rieure trop courte par rap­port à la mâchoire supé­rieure d'où le fait que les dents infé­rieures sont récu­lées par rap­port aux dents supérieures.

Ce pro­fil démontre une rela­tion classe II de la den­ti­tion et une rela­tion classe II sque­let­tique. On qua­li­fie une telle rela­tion de "rétro­gna­thie mandibulaire."

Si on réca­pi­tule la liste des pro­blèmes dans les 3 plans de l'espace on retrouve :

  • un pro­blème de lon­gueur : la mâchoire infé­rieure est trop courte,
  • un pro­blème de hau­teur : le tiers infé­rieur de la figure est plus court que la normale,
  • un pro­blème de lar­geur : la mâchoire supé­rieure est trop étroite

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Vue pano­ra­mique

Den­ti­tion d'une patiente de 11 ans 7 mois

La den­ti­tion de cette jeune patiente, dont nous décri­vons la mal­oc­clu­sion ci-dessus, ne pré­sente pas de pro­blèmes par­ti­cu­liers. Les 3es molaires sont pré­sentes et en déve­lop­pe­ment et on peut pré­dire qu'elles n'auront pas d'espace pour faire une érup­tion nor­male en bouche. Leur extrac­tion sera vrai­sem­bla­ble­ment néces­saire. L'espace entre les 2 inci­sives supé­rieures est visible et une petite ligne noire radio­lu­cide témoigne de la non-fusion des deux hémi­maxil­laires à cet endroit. Ce sont vrai­sem­bla­ble­ment les fibres col­la­gènes qui com­posent le frein labial (voir photo intra-orale de face) qui s'insère dans la suture inter­maxil­laire et occa­sionne cette séparation.

NDLR: Le corps humain pos­sède 2 os maxil­laires. Ces 2 os forment ce qu'on appelle le maxil­laire supé­rieur. Un hémi­maxil­laire réfère à un des deux os qui consti­tuent le maxil­laire supérieur.

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